Le nouveau départ de Zoya
Quand la guerre a éclaté en Artsakh (Haut-Karabagh) en 2023, Zoya et sa famille ont dû fuir précipitamment. ils ont tout laissé derrière eux : leur maison, leur terre, leurs moyens de subsistance, mais aussi leurs rêves, restés enfouis dans leur patrie. Le choc de l’exil a été immense, mais heureusement, ils n’étaient pas seuls.
En arrivant en Arménie, Zoya a trouvé autour d’elle une chaleur humaine inattendue : des amis, des fondations humanitaires, des personnes qui croyaient au pouvoir d’un nouveau départ. C’est cette solidarité qui a donné à Zoya et à son mari la force de se relever et de recommencer.
Ils ont loué une petite maison dans la région de Kotayk, non loin d’Erévan. Après la naissance de leur fille, ils ont décidé de se lancer dans une activité qui pourrait leur assurer un revenu modeste mais régulier. Leur choix s’est porté sur l’élevage de lapins. Ce n’était pas un hasard : cette activité demande moins de ressources que l’élevage de bœuf ou de porc, tout en offrant une viande maigre et riche en protéines, idéale pour les familles soucieuses de leur santé.
Ce projet est vite devenu une véritable mission pour Zoya.
Avec le soutien de la Fondation Arménienne pour le Développement Durable (FADD), elle a pu transformer son idée en réalité. L’équipe de la FADD est venue chez elle, a évalué son projet, et la commission l’a approuvé. Grâce à cela, Zoya a pu acheter ses premiers lapins et démarrer son élevage. Elle s’en occupe avec passion, veillant de près à leur santé et à leur croissance. Son initiative a été accueillie avec enthousiasme par ses voisins et par toute sa communauté.
Mais pour Zoya, ce n’est pas seulement une question d’économie :
« Je suis heureuse de pouvoir aider des parents comme moi qui recherchent des produits sains », dit-elle. « Surtout ceux qui veulent ce qu’il y a de mieux pour leurs enfants. »
Aujourd’hui, elle rêve déjà d’aller plus loin : développer son activité, collaborer avec les commerces locaux, augmenter sa production et nourrir encore plus de familles dans la région.
Son parcours est devenu une source d’inspiration pour toute sa famille. sa mère s’est mise à préparer du pain traditionnel, son père à élever des poules, et son mari a trouvé un emploi dans le secteur de la sécurité, toujours présent pour soutenir les siens avec la même force tranquille.
L’histoire de cette famille prouve qu’ils ont refusé de se laisser abattre par les épreuves. Au lieu de cela, ils ont choisi d’agir, de relever les défis, et de tracer de nouveaux chemins vers l’avenir.
Le projet « Autonomisation des femmes vulnérables en Arménie » est cofinancé par le Saint Sarkis Charity Trust et l’Association Arménienne d’Aide Sociale, et mis en œuvre par la Fondation Arménienne pour le Développement Durable. Arev Society apporte son soutien à la gestion du programme.

